Le dessin comme le langage subtil du carrefour entre le processus et le résultat. Chez Toma, chaque coup de crayon est une strate, à la foi unique et fondamentalement liée au tout qu’il participe à constituer. Il est aussi une question posée, à l’artiste, au spectateur et au monde.
La construction nette, progressive, architecturale de son rapport à l’œuvre est un élément de mise en perspective, au propre comme au figuré. De cette douce danse à deux entre l’affirmation et le questionnement jaillit une poésie tangible, une évasion pragmatique, un paradoxe évident.
Les Ostals accueillent une oeuvre permanente inscrite sur les murs de son salon Caterine. En plissant les yeux et en faisant attention aux détails, un petit écosystème fantastique se met à jouer et s’accroche aux aspérités et aux bouts de tapisserie décollées.