Nuestra gente lo primero

Quatre amis, quatre artistes, une expo… aux Ostals !

Le point de départ

Quatre amis. Quatre regards. Une même passion : la tauromachie.

Swan, Sébastien, Jonathan ont partagé l'arène avant de partager la toile.

Revilla, lui, partage leur route et leur sensibilité méditerranéenne. Ensemble, ils ont posé les pinceaux là où ils posaient autrefois la muleta :

dans la vérité du geste, l'engagement du corps et l'émotion du public.

Nous les avons rencontrés au fil de nos saisons taurines et culturelles, et c'est tout naturellement qu'ils ont trouvé leur place aux Ostals, cette maison où l'art et la Feria se répondent.

Nuestra Gente Lo Primero, « nos gens d'abord », c'est l'histoire de cette amitié transformée en création, de ces anciens matadors et de cet artiste devenus peintres, chacun avec son univers, sa couleur, sa cicatrice.

L’exposition

Swan Soto, Sébastien Castella et Jonathan Veyrunes ont chacun connu les arènes du monde entier avant de poser le pinceau.

Revilla, artiste peintre, partage avec eux ce même ancrage méditerranéen et cette même recherche du geste juste.

Le temps d'un été, Les Ostals réunissent ces quatre univers : la ferronnerie taurine et la céramique de Swan Soto, les couleurs vibrantes et la quête d'émotion universelle de Sébastien Castella, le collage photographique et le "chaos émotionnel" de Jonathan Veyrunes, et la peinture intuitive et gestuelle de Revilla.

Quatre parcours, une même exigence : dire, par la peinture, ce que l'arène leur a appris de la vérité et du courage.

Une exposition à découvrir du 10 août au 4 octobre 2026, au cœur de Béziers.

Matador de toros et peintre depuis 2010, Swan Soto porte sur la toile et sur la céramique le même regard aiguisé que celui qu'il posait sur l'arène.

Ses assiettes peintes racontent, d'un trait noir et nerveux, les silhouettes du toreo ; ses compositions marines, plus lumineuses, laissent affleurer une autre facette de son univers, entre Méditerranée et tauromachie.

Après de nombreuses expositions et un passage très remarqué à la galerie Anne Clergue à Arles en 2023, Swan est le créateur de l'affiche de la Feria de Nîmes 2024, une reconnaissance qui confirme la place singulière qu'il s'est faite dans l'art contemporain taurin.

Sébastien Castella, matador biterrois reconnu comme l'une des grandes figures de la tauromachie contemporaine, s'est illustré dans les plus grandes arènes du monde grâce à un toreo marqué par la vérité, l'engagement et la recherche esthétique. Il se lance aujourd'hui dans la peinture, sans renier son identité de torero. Son travail pictural se caractérise par des couleurs vives, des compositions vibrantes et une forte sensibilité, oscillant entre abstraction et évocation. Plutôt que de représenter directement la corrida, il cherche à exprimer des émotions universelles, invitant le spectateur à un voyage intérieur fait de spontanéité et de liberté. Cette démarche artistique prolonge, sous une autre forme, la quête qui a toujours animé sa carrière : l'émotion sincère, le dépassement de soi et la connexion authentique avec le public.

Jonathan Veyrunes, dit « John-John » (né le 28 mars 1983 à Nîmes), est un ancien matador français reconverti avec succès en tant qu'artiste plasticien. Il s'inscrit à l'école taurine de Nîmes à 11 ans, puis devient matador de taureaux le 11 mai 2005 dans les arènes de Nîmes. Il toréera ensuite en France, en Espagne et en Amérique latine (Venezuela, Mexique), avant de faire son dernier paseo en 2016. Établi à Séville depuis plus de 15 ans, il développe une œuvre centrée sur la photographie, la peinture et le collage. Sa technique mixte utilise des photographies comme base, sur lesquelles il ajoute des lignes géométriques et de la peinture pour retranscrire le "chaos émotionnel" ressenti dans l'arène. Créateur d'affiches pour plusieurs ferias, notamment celles de Lunel (2025), Saint-Gilles (2024), Bilbao (2023) et Soustons, il a exposé à Nîmes, Bayonne, Béziers, Paris, Londres, Séville, Sotogrande, ainsi qu'à Mexico, dont une exposition majeure en solo à Miami en février 2023. En 2025, il a reçu le prix « Brindis d'or de la Culture » à Paris pour son engagement artistique et taurin.

Le travail de Revilla s’inscrit dans une recherche picturale autour du geste, de la lumière et de la présence. Sa peinture, ancrée dans la Méditerranée, explore la tension entre spontanéité et maîtrise, silence et mouvement. L’artiste cherche à capter ce qui, dans l’instant, relie le corps au monde, une vibration, une énergie, une trace.

Chaque toile naît d’un rapport direct à la matière : pigments, textures, transparences, qui deviennent le prolongement du geste et du souffle. Cette peinture, souvent intuitive, met en avant la physicalité du mouvement et la charge émotionnelle qui s’en dégage.

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Emmanuel Flipo, Le Nomade