Laurence Morizet

De la trace crayonnée à l'organique naissant.

Les dessins au graphite de Laurence Morizet se sont exposées aux Ostals ... En noir blanc gris. Et de manière graphique.

De la trace crayonnée à l'organique naissant, sa démarche cherche à sonder le monde et ses mécanismes secrets. Le trait se fait présence.

Laurence Morizet épie et modèle la forme dessinée. Elle scrute les mondes naissants, parfois organiques ou abstraits, qui se scindent et s’épousent, entre autres, et selon la circonstance.

“Je dessine à la mine graphite et à la gomme mie de pain, sur papier. Parfois j'enlève le graphite autant que je l’ajoute, manière qui me rappelle le modelage.

Dessins de petits formats, puisque mon atelier (carnet, trousse et lunettes) me suis partout, plié dans mon sac.

Je dessine essentiellement au-dehors de chez moi, de mon atelier, et entourée de la présence des autres, dans les cafés, les salles d'attente diverses, les gymnases, les escaliers, places et autres lieux habités... partout où la vie me laisse le temps libre, dans une certaine attente, réceptive. Seule parmi les autres.

Le reste est une balade, que je souhaite toujours nouvelle et surprenante, parmi les vastes mondes organiques, abstraits, naturalistes, géométriques, cellulaires, et bien d’autres encore, ou à venir... Une improvisation.

Davantage héritière des Modernes que des Contemporains, je poursuis la recherche de la forme et de la matière.

Genèse, gestation, avènement, déploiement, exploration, interférence, contact, affrontement, fusion, égarement, dissociation, tarissement, perte, engendrement... Autant de possibilités s’articulant au sein du vide, du stérile, du manque, de l’absence. J’entends ceci pour le trait, pour toutes formes vivantes ou inertes, pour l’être.

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